Cacao |
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La Côte d'Ivoire participe pour plus de 40 % à la production mondiale de cacao avec des récoltes supérieures à 1,1 millions de tonnes. Le cacao est et demeure la principale ressource économique du pays, assurant environ en moyenne 35 % de la valeur totale des exportations ivoiriennes et sept cent cinquante milliards de francs CFA (750 milliards FCFA) par an.
On compte environ 3 à 4 millions de personnes travaillant dans la filière cacao (producteurs, pisteurs, traitants, coopératives, exportateurs et transformateurs locaux) pour 2,5 millions d'hectares de plantations cacaoyères exploitées par environ 700.000 producteurs.
Le Sud Ouest de la Côte d'Ivoire s'affirme comme la principale zone de production ; et le port de San Pédro est devenu le premier port cacaoyer de Côte d'Ivoire. La deuxième zone de production s'étend au Sud Est du pays. Trois (3) grandes sociétés exportatrices de cacao (SIFCA, CARGILL et TROPIVAL) réalisent 50 % des volumes du cacao ivoirien.
Parmi les transformateurs locaux de cacao et exportateurs, on note le groupe CEMOI, chocolatier français avec une usine d'une capacité de 60.000 tonnes ; le groupe franco-suisse Barry - Caillebault avec deux (2) usines de broyages (fèves) d'une capacité totale de 100.000 tonnes ; CARGILL avec une usine de broyage d'une capacité de 65.000 tonnes ; le groupe ADM-SIFCA premier chargeur mondial avec 450.000 tonnes de cacao ; enfin BOLLORE.
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Café |
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La filière café est depuis le début des années 60 associée à la filière cacao dans une dynamique. (Binôme café-cacao). En Côte d'Ivoire quelques 300.000 planteurs de café gèrent environ 1.200.000 hectares de plantations dont 800.000 productifs. Le verger du café ivoirien est vieillissant, 65 % des plantations ont plus de 25 ans. La production moyenne annuelle est de 200.000 tonnes. Les exportations du café vert se chiffrent environ à 100 milliards de FCFA par an et le café vert est relégué à la 3ème place en valeur des exportations ivoiriennes des produits agricoles, derrière le coton fibre.
Les opérateurs qui interviennent dans la filière café sont en priorité des opérateurs de la filière cacao. Depuis 25 ans, la Côte d'Ivoire fait face dans la filière café à une tendance structurelle au vieillissement et à la dégradation des vergers, à la baisse des rendements et à une perte de qualité du café. La production s'est stabilisée autour de 250.000 tonnes. Ces volumes de production traduisent la faiblesse des rendements qui se situent autour de 250 à 350 kg/ha.
Un programme de régénération de verger est mis en place pour 170.000 ha . L'intensification de la production par l'amélioration des plants de caféiers, le rajeunissement des plantations, l'entretien des vergers et le recours aux intrants est indispensable pour rétablir l'intérêt de la caféiculture en Côte d'Ivoire. La qualité du café permet de se positionneur sur les marchés segmentés ; et les exportateurs et transformateurs y portent un intérêt capital.
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